Visa le noir tira le blanc (2019)



Intervention sonore in situ dans le cadre du projet Territoires ; explorations du commisaire Eric Mattson.
Vidéo et son multicanal.

Un choeur formé de chanteurs et chanteuses de la population locale des Îles-de-la-Madeleine a été assemblé pour interpréter une version remaniée de la chanson traditionnelle V’la le bon vent dans une des galeries des Mines Seleine, la plus importante mine de sel de gemme au Québec et principal fournisseur de sel de déglaçage de l’est du Canada. Ce chant de labeur, partiellement réécrit pour l’intervention vocale a capella réalisée à 406 mètres sous terre, est une évocation collective du vent dans un des seuls lieux des îles où il n’y en a pas.

La matérialité du sel, un des minerais les plus communs, à la fois corrosif et préservatif, rend sensible des tensions qui nous engagent à penser autrement l’enchevêtrement du naturel et du social. Elle donne à entendre une résonance commune depuis les bas-fonds obscure de la matière. C’est une allégorie sur la possibilité de vivre dans les ruines du capitalisme.

Merci à Égide Leblanc pour l’accès et l’accompagnement.

La création de cette oeuvre a été rendue possible grâce à l’appui financier du Conseil des arts et des lettres du Québec (www.calq.gouv.qc.ca).

Je remercie le Conseil des arts du Canada de son soutien.






Photo : Eric MattsonPhoto : Eric Mattson

marc a. reinhardt 2019